Le Réveil Lozère 27 mai 2020 a 09h00 | Par Marion Ghibaudo

Une attaque de loup en Margeride

Ce 20 mai, c'est le Gaec des Amandines qui a fait les frais des attaques d'un loup. Localisé à Saint-Sauveur-de-Peyre, le Gaec possède un troupeau mixte ovin et Aubrac. Le couple n'a rien pu faire face à cette attaque en pleine journée.

Abonnez-vous Reagir Imprimer
Ce 20 mai, le Gaec des Amandines qui a fait les frais des attaques d'un loup.
Ce 20 mai, le Gaec des Amandines qui a fait les frais des attaques d'un loup. - © Dominique Hommel - Parlement européen

« J'ai peur pour l'avenir de la filière ovine », soupire Laëtitia Tichet, l'agricultrice victime de l'attaque du loup « et pourtant, dans notre zone, elle est tellement importante, cette filière ». Ce prédateur connu en Lozère s'en est pris à l'une de ses brebis, en pleine journée.
« J'avais mis le troupeau à l'herbe une demi-heure avant et je venais de remonter à la ferme avec mon mari quand j'ai vu les brebis courir partout », décrit l'agricultrice. Sautant dans sa voiture pour rejoindre au plus vite la parcelle où sont parqués les animaux, Laëtitia Tichet brosse un sombre portrait de la suite.
Les brebis qui, affolées, sont « bien décidées à emporter le grillage de la clôture si je n'étais pas arrivée » pour s'éloigner du carnage, la découverte de la brebis égorgée et encore vivante, et le loup, qui loin de s'effrayer, continue ce qu'il a entamé.
« C'était une journée très venteuse et je pense que ça a perturbé l'odorat du loup parce que j'ai pu m'approcher très près », détaille Laëtitia Tichet. Armée de sa seule voix, car elle ne possède pas d'arme, sous le choc de la découverte que l'attaque a eu lieu, elle hurle, dit-elle, « à pleins poumons ».
Le loup, d'après le récit qu'elle a retracé auprès des agents de l'Office national de la biodiversité, puis de la préfète de Lozère Valérie Hatsch, tous venus constater les dégâts, l'a regardée un long moment avant de sauter la barrière, puis de s'attarder à l'orée du bois qui jouxte les parcelles du Gaec des Amandines.
« J'ai foncé avec la voiture sur la parcelle en voyant les brebis courir, et mon mari m'a rejoint avec le tracteur un peu plus tard, et il a vu le loup lui aussi », décrit l'agricultrice pour estimer le temps pendant lequel le loup est demeuré autour du parc.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Le Réveil Lozère se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,

la phrase de la semaine

Nous ne pouvons plus assumer financièrement de payer l’intégralité des dégâts agricole pour tout le territoire, alors qu’il y a des zones où nous ne pouvons pas mettre les pieds

rappelle Willy Schraen, président de la FNC.