Le Réveil Lozère 03 juin 2020 a 09h00 | Par Céline Alanord

Une école à la ferme

Dans quelques semaines, les cloches des écoles sonneront pour annoncer la fin de l’année scolaire 2019-2020. À Auzances, dans la Creuse, Amélie Azam, agricultrice et maman de Louis et Alice, 11 ans et 5 ans, nous raconte ses journées dans la peau d’une institutrice.

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À Auzances, dans la Creuse, Amélie Azam, agricultrice et maman de Louis et Alice, 11 ans et 5 ans, nous raconte ses journées dans la peau d’une institutrice.
À Auzances, dans la Creuse, Amélie Azam, agricultrice et maman de Louis et Alice, 11 ans et 5 ans, nous raconte ses journées dans la peau d’une institutrice. - © Amélie Azam

Quand le couperet est tombé, actant la fermeture de toutes les écoles, la première pensée d’Amélie Azam fut de savoir « comment on va faire pour gérer ». Gérer : c’est le bon mot ! Au départ de ces deux mois de programme scolaire à la maison, il allait falloir y ajouter autant de temps pour trouver de bons compromis entre vie professionnelle et attention accordée aux enfants. « J’ai toujours mis des barrières entre mon métier et ma vie de famille », explique Amélie Azam, « avec l’annonce du confinement j’ai dû trouver des solutions pour être efficace des deux côtés ». Amélie Azam et Pierre-Alexandre Bec sont les parents de Louis et Alice, élèves en CM2 et moyenne section. Le couple s’est installé en 2011 sur la commune Les Mars puis en 2015 sur celle de Mainsat. À la tête du Gaec du Veau d’Or, Amélie Azam et Pierre-Alexandre Bec sont producteurs de veaux fermiers élevés sous la mère. En agriculteur et agricultrice aguerris, les jeunes parents ne pensaient pas devoir un jour cumuler avec la casquette de maître et de maîtresse. « Avec le papa, nous avons vite convenu d’un planning nous permettant d’être disponibles sur l’exploitation et pour les études des enfants ». Un programme bien rodé qui chaque jour permettait à Louis et Alice de travailler comme à l’école sur une plage horaire de 9 h à 11 h. « C’était chronophage ! » en rigole maintenant Amélie Azam. « On pense souvent que puisqu’on fait un métier principalement à l’extérieur ce rythme est absorbable ». Une école à la maison qui a cependant été bénéfique après les premières contraintes disparues.

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