Le Réveil Lozère 04 septembre 2021 a 09h00 | Par Laura Béheulière

Une école pour se former aux métiers du cheval de course

École de courses hippiques, l'Afasec propose des formations en alternance aux métiers du cheval de course, de la 4e au bac pro. L'un de ses cinq campus se situe dans les Hauts-de-France, à Gouvieux, dans l'Oise. Il accueille quelque 150 élèves.

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Les élèves montent à cheval au moins une fois par semaine. L'établissement accueille 150 jeunes et 22 chevaux.
Les élèves montent à cheval au moins une fois par semaine. L'établissement accueille 150 jeunes et 22 chevaux. - © Thomas Wibaux, Afasec

Elle semble peu connue en dehors du milieu équin. Elle a pourtant formé de grands noms des courses hippiques, notamment des jockeys. L'Afasec est une école privée qui propose des formations en alternance aux différents métiers du cheval de course. Elle compte environ 500 élèves, répartis dans cinq campus à travers la France. L'un d'eux se situe dans les Hauts-de-France, plus précisément à Gouvieux, dans l'Oise.

De cavalier d'entraînement à jockey
« L'Afasec a été créée à l'initiative de la profession pour faire face au déficit de salariés et pour répondre à la demande, souligne Lucie Chaume, cheffe de l'établissement de Gouvieux. Nous accueillons des jeunes en formation dès la 4e, en alternance. Après le brevet, ils ont deux possibilités : passer un bac pro en conduite et gestion d'entreprise hippique (CGEH), ou un Capa cavalier d'entraînement. » Les élèves sont donc formés au métier de cavalier d'entraînement, puis à celui de jockey pour certains d'entre eux. « C'est le pilote de Formule 1 qui a ce don, même si cela s'acquiert et se travaille ! Certains ont des prédispositions. », souligne Lucie Chaume.
Des formations pour adultes sont aussi dispensées dans les différents campus. « Sur tous nos sites, nous accueillons des personnes en reconversion professionnelle. À Gouvieux, nous accueillons également des réfugiés BPI (bénéficiaire d'une protection internationale, ndlr), précise Lucie Chaume. En général, nous avons une dizaine d'adultes par an. Ils sont formés aux métiers de cavalier, ou dans le domaine du soin, également en alternance. »
En plus des cours traditionnels, les élèves montent à cheval au moins une fois par semaine, et font aussi beaucoup de sport. « On travaille beaucoup sur la condition physique, sportive. La gestion du poids, notamment dans la formation pour devenir jockey, est un axe central, souligne la directrice de l'établissement de Gouvieux. On apprend à manger correctement, de façon équilibrée, et à faire un travail préparatoire physique pour être un sportif de haut niveau. »

« Mon rêve est d'être jockey d'obstacles »


Né à Rang-du-Fliers, dans le Pas-de-Calais, Jean-Frédéric Rambur, 15 ans, étudie à l'école des courses hippiques Afasec, sur le campus de Gouvieux, dans l'Oise. Entré à l'école en septembre 2019, il « rêve d'être jockey d'obstacles. C'est mon rêve, et aussi un objectif. Mais avant tout, il faut être un bon cavalier d'entraînement. J'essaye de m'améliorer de jour en jour, de me perfectionner », confie-t-il, car l'Afasec ne formera que les meilleurs à devenir jockey. « L'école nous forme à différents métiers des courses hippiques comme celui de cavalier d'entraînement, puis jockey pour ceux qui se débrouillent bien. L'école est agréable, on a un beau site pour apprendre, et même ceux qui n'ont jamais monté à cheval peuvent venir. On nous apprend beaucoup par la pratique : au moins une fois par semaine, on est à l'écurie d'application. » La formation se déroule en alternance, deux semaines à l'école, et deux semaines en entreprise. « Moi je suis chez un entraîneur spécialisé en obstacles. Ce qui me plaît, c'est de pouvoir monter à cheval, car c'est avant tout ma passion. Je monte depuis que j'ai l'âge de deux ans. » La condition physique est très importante dans ce métier : « À l'école, il y a des jours de footing imposés après les cours, et il y a aussi du renforcement musculaire. Il faut également avoir un mental solide car se lever tous les jours très tôt, à 5 h du matin, pour des jeunes ce n'est pas toujours facile. Mais quand on aime on s'en moque ! Dans un an, selon mon niveau, je pourrai participer à des compétitions. »LB

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