Le Réveil Lozère 24 mars 2021 a 09h00 | Par Eva DZ

Une édition maintenue mais adaptée

En plein air, sur le foirail, 159 animaux issus de 66 élevages étaient réunis samedi 14 mars pour mettre en avant le savoir-faire de l’élevage Aubrac sous signes officiels de qualité, pour le plus grand plaisir des acheteurs fidèles au rendez-vous.

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En plein air, sur le foirail, 159 animaux issus de 66 élevages étaient réunis samedi 14 mars pour mettre en avant le savoir-faire de l’élevage Aubrac sous signes officiels de qualité, pour le plus grand plaisir des acheteurs fidèles au rendez-vous.
En plein air, sur le foirail, 159 animaux issus de 66 élevages étaient réunis samedi 14 mars pour mettre en avant le savoir-faire de l’élevage Aubrac sous signes officiels de qualité, pour le plus grand plaisir des acheteurs fidèles au rendez-vous. - © Eva DZ

Bien sûr, il manquait un peu de la convivialité habituelle autour des Bœufs de Pâques à Laguiole samedi 14 mars mais derrière les masques on devinait le sourire et le plaisir de se retrouver, en respectant la distanciation sociale évidemment. « Nous avons pu rassembler 159 animaux issus de 66 élevages de la région, c’est moins qu’en année normale mais nous avons misé sur la prudence et nous étions déjà tellement contents de pouvoir tenir notre édition cette année », résume Didier Dijols, président du comité d’organisation encore marqué par l’annulation de l’année passée à la dernière minute, abandonnant éleveurs et acheteurs pourtant fin prêts. Il tient à remercier la préfecture qui a donné son autorisation pour cette édition 2021.
Tout a été pensé pour que la sécurité de chacun soit assurée : port du masque obligatoire, respect de la distanciation sociale, pas de chapiteau, exposition en plein air des animaux sur le foirail dont l’accès était réservé aux professionnels (éleveurs et acheteurs) et annulation de toutes les animations. Et pour le repas de midi, il était servi aux éleveurs à table dans le gymnase, sans file d’attente et sans déplacement. « Nous remercions les établissements Moreau pour le repas ainsi que la coopérative Jeune Montagne qui nous a offert le Grand Aubrac », précise Didier Dijols.
Éleveurs comme acheteurs se sont pliés aux règles. « Depuis quelques mois, les éleveurs et les acheteurs nous avaient fait part de leur envie de tenir le festival, un rendez-vous attendu chaque année pour permettre aux consommateurs de profiter du meilleur de la viande Aubrac au moment des fêtes de Pâques », indique Didier Dijols. Et l’artisan boucher et co-organisateur du festival, Lucien Conquet, de compléter : « pouvoir travailler une bête accompagnée d’une plaque pour les fêtes de Pâques est un plus pour nous et une occasion de faire la différence auprès des consommateurs », même s’il regrette la fermeture prolongée des restaurants qui représentent une part non négligeable de débouchés pour la viande Aubrac.
Finalement le festival est revenu à ses origines : maintenir la tradition de Pâques autour du bœuf dans une région d’élevage bovin. « Cet événement a contribué à faire connaître le savoir-faire des éleveurs et plus globalement à la notoriété de la race Aubrac », confient Didier Dijols et Lucien Conquet. En effet, les fondateurs avaient eu l’idée de ce festival avec des animaux exclusivement de race Aubrac et sous signes officiels de qualité (Label rouge Bœuf fermier Aubrac, IGP Fleur d’Aubrac et Agriculture biologique). Ce qu’il continue d’être plus de 20 ans après avec la reconnaissance de la fédération nationale des concours d’animaux de boucherie.

« Les éleveurs tiennent au festival »

Pour le festival des Bœufs de Pâques à Laguiole, Christophe Cancelier a préparé Oseille, vache de trois ans, engagée dans le label rouge Bœuf fermier Aubrac. Un animal qu’il prépare depuis quatre à cinq mois. Installé depuis 2008 à Saint-Rémy-de-Montpeyroux, cet éleveur a repris l’élevage familial. À 40 ans, il est à la tête d’un troupeau de 60 mères en race Aubrac, dont 85 % en croisement Charolais. Engagé dans le label rouge BFA, il en produit entre trois et quatre par an, il est aussi naisseur en IGP Fleur d’Aubrac.
Christophe Cancelier participait cette année pour la 6e fois au festival. « J’aime y venir parce que cela permet de se comparer aux autres, de s’améliorer aussi dans l’engraissement des animaux et de dégager une plus-value », bienvenue en ces temps compliqués sur le marché de la viande. « Je suis en système classique broutard mais je suis engagé dans les filières de qualité Bœuf fermier Aubrac et Fleur d’Aubrac parce que ces démarches nous apportent une garantie de prix, une visibilité aussi, ce qui n’est pas le cas sur le marché du maigre très fluctuant et à la baisse depuis plusieurs mois », explique Christophe Cancelier. « Nous avons la chance d’avoir ces filières de qualité pour valoriser nos animaux et d’avoir aussi le festival pour promouvoir notre savoir-faire en matière de finition, d’engraissement ».
Sur le foirail, samedi, malgré la pluie et le froid, l’éleveur était heureux de pouvoir retrouver d’autres éleveurs car les occasions sont rares depuis un an. « Tout était très bien organisé et, hormis la météo qui n’a pas été clémente, nous avons passé une belle journée », sourit Christophe Cancelier qui a trouvé un acheteur pour Oseille, vendue à 6,60 €/kg. « Ce type d’événement nous redonne un peu de moral, c’est important ! », conclut l’éleveur qui envisage d’engraisser quelques Fleurs d’Aubrac dans les années à venir… et pourquoi pas présenter au prochain festival une BFA et une Fleur d’Aubrac.

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Les céréales, une denrée de base qui occupe près de 65 % de la surface cultivée de l’UE et qui est principalement utilisée pour l’alimentation animale, est la culture la plus sévèrement touchée. Nous avons notamment constaté que pour chaque année marquée par un épisode de sécheresse, les pertes de céréales augmentent de 3 %

a indiqué Teresa Bras, de la Nova School of Science and Technology de Lisbonne.