Le Réveil Lozère 24 octobre 2021 a 08h00 | Par AG

Vifs débats à la veille du vote au Parlement européen

Alors que le Parlement européen s’apprête à adopter sa position, ambitieuse, sur la stratégie De la ferme à la table, les organisations professionnelles battent la campagne pour alerter sur les conséquences négatives qu’auront les objectifs environnementaux fixés dans ce cadre. Les défenseurs des propositions de Bruxelles dénoncent une campagne de désinformation.

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Alors que le Parlement européen s’apprête à adopter sa position, ambitieuse, sur la stratégie De la ferme à la table, les organisations professionnelles battent la campagne pour alerter sur les conséquences négatives qu’auront les objectifs environnementaux fixés dans ce cadre. Les défenseurs des propositions de Bruxelles dénoncent une campagne de désinformation.
Alors que le Parlement européen s’apprête à adopter sa position, ambitieuse, sur la stratégie De la ferme à la table, les organisations professionnelles battent la campagne pour alerter sur les conséquences négatives qu’auront les objectifs environnementaux fixés dans ce cadre. Les défenseurs des propositions de Bruxelles dénoncent une campagne de désinformation. - © European Union 2021 - Source : EP/Alain Rolland

À l’approche du vote du Parlement sur sa position sur la stratégie De la ferme à la table, défenseurs et opposants aux propositions de la Commission européenne multiplient les actions. Les eurodéputés doivent examiner en plénière le rapport préparé par Herbert Dorfmann et Anja Hazekamp à partir du 18 octobre.
Au cœur du débat, la seule étude « officielle » en la matière : l’évaluation d’impact sur les secteurs agricoles publiée au mois de juillet par le centre commun de recherche de la Commission européenne, qui identifie des risques de baisse de la production européenne. Mais Bruxelles n’a de cesse de répéter que ces conclusions sont partielles et ne prennent pas en compte de nombreux éléments tels que l’agriculture biologique appelée à se développer, les nouveaux dispositifs d’étiquetage ou les normes qui pourraient être imposées aux frontières.
Présenté le 11 octobre devant la commission parlementaire de l’Agriculture par le centre commun de recherche, ce travail a déjà donné lieu à un débat animé. Pour le social-démocrate Éric Andrieu, « non, le Green Deal ne provoquera pas la famine ». Mais sa collègue du groupe démocrate-chrétien, Anne Sander, craint au contraire « un impact minime dans la lutte contre le changement climatique au prix de l’affaiblissement de notre souveraineté alimentaire européenne et d’une déstabilisation potentielle des marchés mondiaux ». Anne Sander dénonce également que la demande de son groupe politique « d’avoir un débat d’explication en plénière sur cette étude cachée pendant des mois ait été bloquée » par les groupes politiques Renew (centriste), Social-démocrate et Vert.

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