Le Réveil Lozère 06 juillet 2016 à 08h00 | Par Anne-Solveig Aschehoug

Installer les jeunes et restructurer le foncier

À l’occasion d’une récente rencontre avec la presse, la Safer du Languedoc-Roussillon a fait le point sur les tendances du marché de l’espace rural et plus spécialement du marché agricole en Languedoc-Roussillon.

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La Safer Languedoc-Roussillon a permis d’aider 192 bénéficiaires, une progression très forte puisqu’ils étaient 140 en 2014.
La Safer Languedoc-Roussillon a permis d’aider 192 bénéficiaires, une progression très forte puisqu’ils étaient 140 en 2014. - © Jérôme Chabanne

Le marché du foncier agricole progresse pour la troisième année consécutive. Au total plus de 15 000 hectares ont été transmis durant l’année 2015, pour un montant total de 191 millions d’euros. Le marché des vignes est très actif, avec près de 6 000 hectares échangés (78 M€) ainsi que celui des cultures spéciales avec 4 500 hectares transmis (50,8 M€). Ces données sont à l’origine de la performance du marché agricole. Quant au prix des vignes, la tendance est à la hausse même si le Languedoc-Roussillon reste la région de France où le prix des vignes est le plus bas. « Depuis deux ou trois ans, nous sommes dans un cycle positif au niveau du marché viticole avec une rentabilité qui s’accroît et un prix à l’hectolitre qui augmente, explique Frédéric André, directeur général de la Safer du Languedoc-Roussillon. L’attrait pour le métier progresse et les installations sont en augmentation. C’est un phénomène général sur toute la région. » En parallèle, Dominique Granier, président de la Safer du Languedoc-Roussillon, fustige la volonté de l’État de supprimer l’aide à la Safer de 4 M€ au niveau national, pour la seule région Languedoc-Roussillon ce montant s’élève à 258 000 euros par an. « N’oublions pas que nous sommes un service public. Nous traitons quelque 500 dossiers à moins de 30 000 euros. C’est l’aménagement du territoire que l’on fait. On ne traite pas que les grands dossiers, pour autant ces grands domaines nous permettent de faire de la marge. Mais le vent tourne, les subventions Safer nationales risqueraient de sauter, pour ce faire nous allons mobiliser nos politiques pour que cette aide subsiste. Elle sert en particulier à soutenir l’installation. Nous sommes au troisième ou quatrième rang au niveau national pour l’installation.» Enfin, sur le rapprochement des Safer de la grande région, Dominique Granier indique : « On se rencontre régulièrement. Le but est d’être prêts au plus tard début avril 2017 ».

La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 7 juillet 2016, numéro 1367.

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